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mercredi 28 mars 2012

Le vin : l'importance du visuel


O'Brien's Market,
Modesto, Californie
Lorsque l’on parcourt les rayons vins, que ce soit dans les grandes surfaces ou dans les magasins spécialisés, on y trouve, bien souvent, des bouteilles soigneusement alignées les unes à côté des autres, classées par catégories de couleurs, de cépages ou encore d’appellations. Aux Etats-Unis, leurs habillages sont bien souvent classiques pour les vins haut de gamme mais plutôt osés pour les vins de consommation courante. On remarquera que le choix de l’étiquetage sur papier reste toutefois largement la norme même si, par des jeux de formes, de couleurs ou au travers de leurs noms de marque, certaines vont parvenir à attirer notre attention.




Or aujourd’hui, certainement plus que jamais auparavant et aux Etats-Unis, en particulier, pour atteindre des consommateurs que nous savons ici aventureux et décomplexés, il faut savoir se différencier en bousculant, parfois, les codes traditionnels d’étiquetage des vins.


Bergin Glass Impressions
Screen Printing Gallery
C’est ainsi que des domaines de Californie, réputés pour certains comme Silver Oak ou encore St Francis, ont opté pour l’impression directe sur verre afin d’habiller leurs bouteilles. Alors que dans d’autres pays, ce procédé pourrait être considéré comme passé de mode, on entre ici dans le haut de gamme. Traditionnellement utilisée pour l’habillage des bières et des spiritueux, sa popularité est devenue grandissante pour les vins.

Cette technique, aussi connue sous l’abréviation ACL pour Applied Ceramic Label, utilisée par Bergin Glass Impressions à Napa, Californie, ou encore Monvera Glass Décor à Richmond, Californie, présente ainsi de nombreux avantages en comparaison du traditionnel papier. 


Monvera Glass Décor
Screen Printing Gallery


D’un point de vue visuel, on peut constater qu’elle offre une très grande flexibilité de design par l’espace désormais disponible pour communiquer, possible à 360°, et la large palette de couleurs pouvant être appliquée. Son impact marketing est aussi fort, la valeur ajoutée et la durabilité apportées au produit final sont certaines.  
Comme on peut l’imaginer, choisir cette technique permet également de faire disparaître des contraintes liées à l’impression sur papier, de colle et d’abrasion, notamment.
Ces bouteilles imprimées présentent également un atout certain pour l’environnement : elles se recyclent et à l’inverse du papier préservent nos forêts !
Bien sûr elles présentent un coût et sont, comme le soulignait Michael Bergin dans un article publié en octobre dernier dans le magazine Wines & Vines, à considérer pour des petits volumes, car au-delà de 60 000 bouteilles, l’impression sur papier reste plus compétitive.



Dans un marché inondé par l’étiquetage sur papier, où moins de 1% des bouteilles de vin utilisent l'impression directe sur verre, n’est-elle pas justement une alternative intéressante pour sortir de l’ombre et dans le haut de gamme, en particulier ? 

jeudi 9 février 2012

Promouvoir le vin par les petits formats !

L’attention portée à l’environnement par l’industrie du vin aux Etats-Unis et en Californie, en particulier, est grandissante. Bien que la bouteille en verre bouchée liège soit encore préférée des consommateurs dans ce pays, la bouteille en polyéthylène téréphtalate (PET), fermée par une capsule à vis, a su rencontrer son public.


Après avoir connu les vins conditionnés en grands formats, il semble que les petites bouteilles, d’une contenance de 187 ml, ont, à leur tour dans cette catégorie, un bel avenir devant elles.

Amcor - Media Centre
Elles ont ainsi été adoptées par le domaine Fetzer, basé à Hopland dans le Comté de Mendocino sur certains de ses vins vendus au détail, Cecchetti Wine Company, avec sa marque Redtree présente sur les compagnies aériennes, mais aussi Sutter Home du groupe Trinchero Family Estates, leader sur ce segment avec 38% de parts de marché.  Selon ces derniers, ce segment porteur enregistrait une croissance de 8,4% par an quand le marché du vin toutes catégories confondues ne progressait que de 5%.

Amcor - Media Centre
Développée notamment par Amcor Rigid Plastics, leader mondial dans la production de conditionnements plastiques rigides, cette bouteille en PET de 187 ml, pour une consommation individuelle, utilise une technologie unique développée par l’entreprise allemande KHS Plasmax GmbH permettant d’allonger sa durée de vie en rayon.
Sa matière, aussi claire que le verre, sa légèreté (1/6 du poids d’une bouteille en verre du même volume), ses nombreux bénéfices pour l’environnement, sa praticité (incassable et pouvant être emportée à tous types d’événements sportifs ou autres où le verre est bien souvent proscrit) et bien sûr sa contenance idéale pour une personne, sont certainement les principaux avantages de ces 187 ml en PET et font de cette catégorie son succès auprès de consommateurs américains qui sont aussi aventureux !

Malgré tout, il faut bien reconnaître que ces mini-bouteilles en PET restent bien souvent utilisées sur des « petits » vins, faciles à boire, qui ne vous laisseront certainement pas un souvenir impérissable et ne vous inciteront pas forcément non plus à en acheter le grand format !

C’est ainsi que depuis 2009, par le biais de partenariats avec de nombreux domaines réputés, TastingRoom.com, site de vente en ligne basé dans le Comté de Sonoma en Californie,  offre une nouvelle façon d’expérimenter le vin, qui prend aujourd’hui de plus en plus d’ampleur : le déguster avant d’acheter.

TastingRoom.com

TastingRoom.com

Par le biais de coffrets contenants 6 mini bouteilles en verre de 50 ml (l’équivalent d’une quantité adaptée à la dégustation) de la catégorie choisie, qui peut être par variétés, par régions, ou encore par domaines, accompagnées d’une présentation des vins et suggestion d’ordre de dégustation, le monde du vin se rend encore plus accessible et ce depuis votre domicile, à votre rythme et en fonction de votre budget.
L'objectif final est bien évidemment de vous amener à acheter une bouteille du ou des vins qui auront retenu votre attention, qu’il vous sera également possible d’offrir.
Un concept innovant qui apporte une nouvelle dimension à la dégustation et à la découverte du vin qui a su également convaincre les domaines qui en sont devenus partenaires.
En effet, en utilisant la technologie T.A.S.T.E (Total Anaerobic Sample Transfer Environment), le vin est ainsi transféré dans ce petit contenant sans entrer en contact avec l’air. Une mini-bouteille, à l’intéressant rapport qualité-prix (prix de départ des coffrets inférieur à 30 dollars), réplique parfaite de l’originale, pour des vins de qualité : que demander de plus ?



Les petits contenants, utilisés dans l’industrie du vin, n’avaient jusqu’alors par forcément la cote et véhiculaient, bien souvent, une image de mauvaise qualité. Aujourd’hui la tendance semble se renverser outre-Atlantique, par le développement de formules à forte valeur-ajoutée, comme nous venons de le voir.

On entend souvent dire que ce qui compte ce n’est pas le contenant mais bien le contenu, ne serait-il pas mieux de réconcilier ces deux éléments qui sont, de mon point de vue, à privilégier tout autant ?  

lundi 31 octobre 2011

Le vin se déguise pour Halloween !

Aujourd’hui, 31 octobre, est la fête d’Halloween. Célébrée chaque année à la veille de la Toussaint, dont elle tire son nom, elle est originaire des îles britanniques et est observée dans de nombreux pays dont l’Irlande, l’Ecosse, le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne et bien sûr aux Etats-Unis.
Cette fête rime avec déguisements, décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières, pour n’en citer que quelques uns.

Ces thèmes sont également largement exploités par l’industrie du vin et en Californie, notamment, dont voici un petit échantillon.

River of Skulls by Twisted Oak Winery ; Phantom by Bogle Vineyards ; Poizin  by Armida Winery ; Zombie Zin by Chateau Diana Winery ; Dearly Beloved Forever by HDD LLC ; The Big Red Monster by Big Red Productions ; Trublood, Chateau du Vampire, Dracula, Vampire by Vampire Vineyards 


Comme il est possible de l’appréhender au quotidien, tout est ici bon pour faire venir les consommateurs au vin. Ces habillages chocs ne passeront certainement pas inaperçus en ce jour ! 

lundi 24 octobre 2011

Californie : l'étiquetage des vins dans tous ses états !

Il semblerait qu’elle soit passée inaperçue, pourtant mercredi 19 octobre dernier était une date importante pour le monde du vin aux Etats-Unis où, comme nous avons déjà pu l’aborder, l’usurpation des appellations d’origine est loin d’être révolue.

Cette date a en effet marqué le sixième anniversaire de la signature de la « Joint Declaration to Protect Wine Place & Origin » et de l’engagement pris, à ce jour, par 15 régions de production dans le monde pour protéger l'origine de leurs appellations et la dénomination géographique de leurs vins.

Ainsi, les représentants des régions de Champagne, Jerez, Napa Valley, Oregon, Porto, Washington
State, Walla Walla Valley, Chianti Classico, Paso Robles, Sonoma County, Tokaj, Victoria, Western Australia, Long Island et Rioja se sont réunis à New-York afin de renouveler cet accord reconnaissant les noms géographiques comme éléments fondamentaux pour les consommateurs dans l’identification de l’origine des régions de production et de leurs vins. Elles se sont également engagées à travailler conjointement à l’éducation du public afin de s’assurer que ces noms soient protégés et respectés et que l’étiquetage d’une bouteille de vin soit ainsi le reflet de ce qu’elle contient.



Cette même semaine, sur le blog Dr Vino, nous apprenions que le domaine Sea Smoke, situé sur l’American Viticultural Area Santa Rita Hills dans le Comté de Santa Barbara, intégrait à l’étiquette de ses vins du millésime 2009 la mention « California Grand Cru ».

L’actualité vitivinicole est parfois étrange comme vous pouvez le constater.

Bien sûr cette mention, comme celle de Réserve ou d’autres, ne fait pas partie de l’accord signé entre l'Union Européenne et les Etats-Unis en 2006 et il ne s’agit pas non plus d’une segmentation réglementée en Californie, mais tout de même. 

Cette intégration, purement marketing, faisant suite à un commentaire de James Laube du Wine Spectator en 2008, est tout de même osée, d’autant que sur le site même de ce domaine il est question de « Location, Location, Location » !


Qu’est ce que cette mention représente pour les vins de Californie, en ont-ils besoin ? De même, que représente-t-elle pour les consommateurs, n’est-ce pas leur amener un peu plus de confusion ? Quelle sera la réaction des régions d’Alsace, de Champagne, de Bordeaux ou encore de Bourgogne ? Comment réagiraient les californiens si l’Europe se mettait à produire des vins d’appellations Santa Rita Hills ou Lodi, par exemple ?
Peut-être comprendraient-ils davantage l’importance de la protection et du respect des noms d’appellations d’origines des vins et les régions seraient encore plus nombreuses à  rejoindre ce mouvement comme je vous y invite en cliquant ici !

Dans tous les cas, certainement que Sea Smoke repensera son habillage lors de la sortie de son millésime 2010 !

mardi 18 octobre 2011

De la vigne au verre : le vin se met au vert !

Au cours de ces dernières années, diminuer l’impact de son activité sur l’environnement est devenu une préoccupation majeure et la filière vin n’en fait pas exception.

Nous avons pu voir que du côté des producteurs de vins aux Etats-Unis, les engagements pris en faveur d’une viticulture durable, d’une production de vins plus naturels et d’une utilisation de conditionnements respectueux de l’environnement sont croissants.
Du côté des consommateurs, ces nombreuses démarches ne sont pas passées inaperçues. Ils sont de plus en plus nombreux à plébisciter ce type de produits.

Peut-on aller plus loin dans cette approche ?


A l’initiative de Chris et Natalie Large, deux natifs de l’Etat d’Oklahoma, ecoVINO lancé en 2010, va ainsi plus loin.

Il s’agit d’un vin certifié 100% biologique, issu de raisins provenant du Comté de Mendocino en Californie, considérée comme la région viticole américaine la plus « verte ».

Ce vin est ensuite conditionné en AstraPouch, vue actuellement comme une solution packaging plus écologique. 

En plus de ses nombreux avantages environnementaux, ce conditionnement permet de se démarquer dans les linéaires vins, grâce à une surface d'expression disponible quasiment totale, permettant de mettre pleinement en valeur une marque. 

D’autres entreprises ont été également séduites par ce contenant, comme le groupe Constellation, avec sa marque Bud Naked lancée en Australie, ou encore Clif Family Winery en vallée de Napa, et sa marque The Climber, dont voici la vidéo de lancement, permettant d'en apprécier tous les bénéfices.




Ainsi de la vigne au verre, le cycle de production des vins de cépage ecoVINO semble être un sans faute.


About ecoVINO

Son slogan est d’ailleurs sans équivoque : "Organic Wine + EcoFriendly Packaging = Planet Positive"

Enfin, il s’est fait le partenaire de la chaîne de supermarchés Trader Joe’s qui sont loin d’être des magasins d’alimentation ordinaires. Ils offrent à leur clientèle des aliments haut de gamme, naturels ("All Products In The Trader Joe's Label Promise: NO artificial flavors, colors or preservatives, NO MSG, NO genetically modified ingredients, NO added Trans Fats"), à des prix justes pour le consommateur et équitables pour le producteur.

Il est bien évident que ce type de vin répond à une cible et à des moments de consommation particuliers. Néanmoins, cet exemple nous montre que rien ne doit être négligé dans le lancement d’un nouveau produit tant du côté de sa production, de son conditionnement que du choix du point de vente. Tous les maillons de la chaîne sont ici intégrés pour acheminer ces vins respectueux de l’environnement à l’excellent rapport qualité-prix  ($9.99 les 1.5 L) aux consommateurs. 


Est-ce qu'à cette image, d'autres intervenants, soucieux de l'environnement, s'engageront dans une démarche globale, plutôt que limitée à un élément de la chaîne de production ?

mardi 23 août 2011

Canette ou bouteille aluminium : le vin n'a peur de rien...

Au pays des sodas, de la restauration rapide, l’univers vin est abordé de façon tout aussi décomplexé. 
Nous avons déjà pu voir que de nombreuses alternatives existent en matière de packaging et ont été développées sur le marché américain pour répondre à différents moments de consommation mais aussi à une demande de plus en plus forte en produits bons pour l’environnement (Le vin se met en boîte ou en poche - Après le vin en box, le vin en Tetra Pak - Le vin en toute légèreté). 

Peut être pensiez-vous que les bouteilles en PET en étaient la finalité ? Il semblerait que ce ne soit pas le cas, et tout comme pour d’autres boissons alcoolisées ou non, l’aluminium soit aussi une solution choisie pour le vin et ce n’est pas nouveau.

Dans la lignée de Pop, lancée en 1999 par la Maison de Champagne Pommery ou encore de Baby Piper de Piper-Heidsieck, conçues pour être consommées à la bouteille comme à la paille, le domaine viticole de Francis Ford Coppola, situé en Sonoma, lançait en 2004 son blanc de blancs Sofia en canette de 187 ml. Aussi nommée "Mini", elle complète ainsi cette ligne de vins effervescents, créée en l’honneur de sa fille Sofia et que l’on peut retrouver en format traditionnel verre de 750 ml. Cette canette, également disponible par quatre dans un conditionnement hexagonal original magenta, est ainsi loin de passer inaperçu dans les linéaires vins. 
Comme un accessoire de mode, sa cible est de séduire de jeunes consommatrices et d’intégrer l’univers de la nuit et de la fête.


Sept ans plus tard, ce sont des bouteilles en aluminium qui viennent d’être lancées en ce début d’année 2011. Développées par JT Wines, en Vallée de Napa, Flasq, est une gamme de deux vins, un rouge de cépage Merlot (capsule rouge) et un blanc de cépage Chardonnay (capsule argent), tous deux issus de vignobles de Central Coast en Californie. 
Son slogan « Flasq wines...Great wine, Any Time » ! 
Ces bouteilles, de petite contenance (375 ml), sont également destinées à la consommation hors domicile et se veulent une réponse aux problèmes liés au verre tout en étant plus valorisant que le plastique.

Que l’on y soit favorable ou non et bien que loin d’être seuls sur ce créneau, les domaines de Californie continuent à révolutionner l’univers traditionnel du vin en développant des conditionnements innovants, non-conventionnels, respectueux de l’environnement mais aussi uniques, afin d’être au plus près d’une cible jeune, à l’affut de nouvelles expériences. 

On peut néanmoins se demander où en est la limite et si cette jeune génération saura associer, comme ils le mettent en avant, vin de qualité à une canette ou encore bouteille en aluminium...

mardi 21 juin 2011

Le vin, en toute légèreté

Comme nous avons pu déjà l’aborder, bon nombre de domaines en Californie se sont tournés vers des packagings alternatifs pour conditionner leurs vins, allant du Bag-In-Box à la poche (Message associé : Le vin se met en boîte ou en poche), en passant par le Tetra Pak (Message associé : Après le vin en box, le vin en Tetra Pak). 


EcoSeries - Saint Gobain Containers
Malgré ces approches, relativement nouvelles pour certaines, la bouteille en verre, comme c'est le cas dans la majorité des pays, reste privilégiée aux Etats-Unis, par les producteurs et très populaire du côté des consommateurs (Message associé : Des vins locaux vendus au détail). Elle reste la meilleure option pour préserver la qualité d’un vin dont le vieillissement peut s’étendre sur plusieurs années. Au fil des ans, la bouteille en verre a gagné en poids. Une bouteille lourde, même une fois vidée, était souvent associée, dans l’esprit des consommateurs, comme contenant un vin de qualité supérieure. Même si c’est encore le cas pour de nombreux vins hauts de gamme en général et américains en particulier, la tendance est aujourd’hui à la légèreté. Pour exemple, j'ai pu comparer le poids d'une bouteille d'un vin haut de gamme du vignoble de Napa à celui d'un vin d'entrée de gamme. La seconde est près de deux fois plus légère.

Le réchauffement climatique, la nécessité de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et son empreinte carbone, ainsi que les coûts de transport liés à la flambée des cours du pétrole est une réalité pour de nombreuses industries et celle du vin n'y échappe pas.

Les consommateurs sont également de plus en plus demandeurs de produits durables, bons pour l’environnement tout en gardant un bon rapport qualité-prix. Cette tendance n’a pas échappé aux acteurs de la filière qui développent des produits adaptés.

L'acceptation des bouteilles en verre allégé

Le domaine Fetzer, basé à Hopland dans le Comté de Mendocino, où réduire l'impact sur l’environnement est la ligne directrice, a ainsi converti en 2009 l’ensemble de sa production au verre allégé, développé par Owens-Illinois, Inc, qui représente près de 23 millions de bouteilles. Cette conversion lui a permis de réduire son empreinte carbone de 14%. Ce bénéfice pour la planète l’est également en termes financiers puisque les coûts de matières premières ont été réduits de 10% et de transport de 2%.



C’est aussi l’option choisi par le domaine de Central Coast Alma Rosa Vineyards. Avec une philosophie comparable, il utilise désormais un même format de bouteilles allégées pour l’ensemble de sa gamme, toutes fermées avec une capsule à vis.

Un autre exemple est celui du Domaine Rodney Strong Vineyards, basé dans le vignoble de Sonoma. Il a également opté pour des bouteilles allégées pour les vins d'entrée de gamme, ce qui lui a permis de réduire ses coûts de 15 à 20%.

Bien sûr, il est évident qu'il existe de nombreux autres domaines ayant adopté des bouteilles en verre allégé.

Pour un contenant encore plus léger, pourquoi ne pas se tourner vers le plastique ?

Ainsi au cours de l’été 2007, Constar International Inc, un des leaders en packaging plastique polyéthylène téréphtalate (PET) a lancé une nouvelle ligne de bouteille plastique en PET allégé utilisant la technologie MonOxbar®. Celle-ci offre de nombreux avantages sur la bouteille en verre : facilité de transport, de stockage et de rangement (40% de poids en moins par rapport à une bouteille en verre), l’absence de casse, un conditionnement recyclable et respectueux de l’environnement (50% d’émission de gaz à effet de serre en moins par rapport à une bouteille en verre) mais aussi un packaging offrant une grande flexibilité de design.

Malgré les inconvénients inhérents à tous conditionnements plastiques, en termes de conservation, de santé et d’image, ce peut être une excellente option d’autant plus qu’actuellement la plupart des vins consommés, aux Etats-Unis, le sont dans l’année suivant leur mise en marché.

Souvent chef de file lorsqu’il s’agit d’innover, le groupe bourguignon Boisset, également présent en Californie via sa filiale Boisset Family Estates, s’est lancé en 2009 dans l’aventure des PET, développés par Constar, via sa marque Fog Mountain, vin de cépage Merlot, au format 1 litre, vendu au prix unitaire de $12.

Le groupe canadien Sassie International Vintners & Distillers, bien qu’ayant développé une gamme de vin en PET, se veut plus haut de gamme avec ses trois vins de cépages de Californie à la finition opaque argentée donnant une apparence d’aluminium, vendus au prix unitaire de $10.

Que l’on soit davantage favorable aux bouteilles en verre allégé ou un peu plus sceptique sur les bouteilles plastiques, nous avons pu remarquer que les solutions packaging alliant praticité et écologie sont aujourd’hui nombreuses et largement utilisées à des fins marketings.

De même, il est certain que la faveur qu’elles ont auprès des consommateurs n’est pas prête de s’essouffler compte tenu des nombreux bénéfices qui leurs sont attribués.



A l’heure où le gouvernement de la province d’Ontario au Canada, vient d’annoncer qu’à compter du 1er janvier 2013 plus aucun vin dont le poids de la bouteille sera supérieur à 420 g ne sera accepté, il est peut être temps d’anticiper cette mesure qui pourrait se voir étendue à d’autres pays.

Pensez-vous que le plastique est une solution durable et acceptable auprès des professionnels et des consommateurs ?

mardi 12 avril 2011

Après le vin en box, le vin en Tetra Pak

Comme nous avons pu le voir au travers du format Bag-in-Box, le packaging du vin fait sa révolution et il semblerait que celle-ci continue.
Du côté des plus petits contenants,  Tetra Prisma® Pak de Tetra Pak semble avoir trouvé sa place dans l’univers du vin. Bon nombre de producteurs et de consommateurs lui reconnaissent d’être plus sûr, économique, écologique et pratique.

Ainsi, Bandit, du groupe Trinchero Family Estates, a été la première marque dans cette catégorie à tenter sa chance sur le marché américain en 2003 avec  cinq vins de cépage en format 1 litre ($9) qu’elle a depuis déclinée en 50cl ($4.50) en 2009.



Elle a rapidement été suivie par d’autres chefs de file comme le groupe Constellation avec sa marque Vendange que nous connaissions en format bouteille. Initiée en 2004, Vendange c’est aujourd’hui 6 vins de cépages en 50cl au prix de vente conseillé de $3.99.




On connaissait le French Rabbit du groupe Boisset, concept innovant de vin de qualité, millésimé, en Tetra Prisma, écologique et pratique. Décliné en formats  1 litre, 50cl  et 25cl, il a été baptisé "ePod"® - e pour environnement, écologie et économie. Il a été lancé avec succès aux Etats-Unis en février 2006. Le groupe renforce son action en reversant dans chaque pays où il est présent une partie de ses gains à une association environnementale. Il est ainsi partenaire de American Forests aux Etats-Unis, où pour l’achat de 4 e-pods, un arbre est planté.
Ce lapin sympathique continue sa route et se multiplie. Ainsi pour son millésime 2009, la marque California Rabbit est aussi disponible dans ce packaging en format 50 cl.

La marque CalNaturale, de California Natural Products, après avoir lancée en 2009 un Cabernet Sauvignon, a annoncée en avril 2010 l’introduction d’un Chardonnay. Ces deux vins de cépage sont ainsi disponibles en format 1 litre ($12.99) ou 50cl ($6.99) et tous deux issus de raisins certifiés biologiques.

Enfin, la dernière introduction connue à ce jour est celle de Bota Box, du group Delicato Family Vineyards. Nous connaissions cette marque en box de 3 litres, elle a choisie la fiabilité et la praticité du format 50cl Tetra Pak pour quatre de ses vins de cépage. Lancés en ce début d’année au prix de vente unitaire conseillé de $4.99, déjà partenaire de l’Arbor Day Foundation depuis trois années consécutives, 1 dollar sera reversé à chaque nouveau fan acquit sur le réseau Facebook en ce mois d’avril.

Ce qui compte finalement, c'est le contenu et non le contenant. Toutefois, un vin de qualité, dans un packaging différenciant, saura séduire une nouvelle catégorie de consommateurs qui se verront en plus agir pour le bien de la planète. Vous laisserez-vous tenter ?

jeudi 7 avril 2011

Les savoir-faire français au service des vins de Californie

Comme nous avons pu le voir, Maisons de Champagne, de Bourgogne, de Bordeaux ou encore du Sud de la France n’ont pas résisté à l’appel du large. Il en est de même si l’on considère à présent les industries connexes de la filière vins en Californie.

Parce que seuls les vins de qualité et de caractère trouveront leur place sur le marché et que les grands vins ont leur origine à la vigne, la qualité des plants et le choix des sélections sont primordiales à cette réussite. C’est ainsi que les pépinières Guillaume, spécialisées dans le greffage de plants depuis 1895 en Franche-Comté, ont choisi la Californie pour y étendre leur savoir-faire en 2006. C’est également le choix que le groupe Mercier, dont l’activité de greffage remonte à 1890 en Vendée, a fait en s’implantant à Vacaville en Californie dès 2005.
A leurs côtés, California Grapevine, Herrick et Sunridge, trois pépinières bien américaines, ont obtenues la licence authentique Entav-Inra pour la distribution des clones français.

A présent, que serait un vin aujourd’hui sans les tonneliers ? En effet, comme nous avons pu déjà l’aborder, une des caractéristiques des vins américains est leur boisé. Bien qu’ils aient des propriétés bien distinctes, les notes subtiles et épicées des fûts français sont souvent privilégiées aux fûts d’origine américaine aux notes plus sucrées et vanillées.


Ainsi, afin d’être proche des domaines locaux et de soutenir leurs opérations d’élevage par une offre adaptée et à la demande, quelques tonnelleries françaises ont fait le choix de s’installer en Californie.
La tonnellerie Nadalié (Tonnellerie de France), dont l’activité a débuté dans la région de Bordeaux en 1902, a choisi d’y développer son expertise dès 1980 en y créant Nadalié USA, à Calistoga en Vallée de Napa. La production de fûts américains, hongrois, français, de tous types et tailles, leur permet de répondre à une demande diversifiée tout en apportant leur savoir-faire français.
Demptos, dans la région de Bordeaux depuis 1825, appartenant depuis 1989 au groupe François Frères, y a également créée une filiale en 1982.
La tonnellerie Alain Fouquet, dont l’activité remonte à 1884 dans la région de Brive, s’est installée en Napa, Californie afin de faire partager son savoir-faire et sa signature.
C’est également  le cas de Seguin Moreau dont le slogan, que l’on pourrait rapporter à de la haute couture, est « La Haute Tonnellerie ». Créée en 1972 par la Maison de Cognac Remy Martin, qui en devient  actionnaire majoritaire, elle comprend aujourd’hui trois sites de production dont un en Napa depuis 1994. Au plus près de ses clients, elle a été la première en 2010 à lancer une campagne marketing intégrée, Winemakers for Good Wood, afin de faire prendre conscience aux vinificateurs de l’importance de la sélection d’un fût dans la réussite du vieillissement de leurs vins. Cette campagne est relayée sur le réseau Facebook, qui compte plus de 300 fans à ce jour, sur Youtube par des vidéos explicatives ainsi que la possibilité de souscrire à la newsletter.
Enfin, le groupe Nivernais Charlois, qui revendique le titre de "premier groupe tonnelier verticalement intégré : 100 % de l’approvisionnement en matière première chêne issue des forêts de la France entière – 100% de la production des merrains - 100 % de la fabrication des fûts", vient de faire l'acquisition de la tonnellerie californienne, Winemakers Cooperage, afin d'apporter une nouvelle dimension à sa présence américaine.
Outre ces implantations locales, il ne faut bien sûr par oublier la représentation d’autres tonnelleries françaises par le biais d’agents locaux comme The Premier Wine Cask, Canton Cooperage ou encore Bouchard Cooperage.

Enfin, que serait-un vin sans système de bouchage, un des derniers maillons de la chaîne, dont le choix reste encore très controversé comme nous avons pu le traiter il y a peu ? Les français sont aussi présents dans ce domaine dont voici les principaux. La famille Lafitte, dont l’activité de bouchonnier remonte à l’année 1918, a, en 1982, choisi de développer son activité en créant la filiale Lafitte Cork and Capsules dans la ville de Napa.
Cette proximité avec le marché, le groupe champenois Sparflex, crée en 1984 l’a également souhaité en y installant une filiale, Sparflex of California, en 2003. Elle est, depuis avril 2010, partenaire de l’espagnol Rivercap, pour son activité de capsules de vins et spiritueux uniquement. Ensemble, ils viennent d’annoncer, en ce début d’année, qu’ils confiaient l’exclusivité de cette distribution à Cork Supply USA, pour le marché Nord-américain.



Les français ont, comme nous venons de le voir, encore des cartes à jouer, leurs savoir-faire, traditions, patrimoine restent enviés des américains.
Il ne faut néanmoins pas perdre de vue que le marché du vin est en constante évolution. Il faut donc savoir, sans cesse, s’y adapter pour ne pas être distancé.

mardi 5 avril 2011

Le vin se met en boîte ou en poche...

Comme nous avons pu le voir précédemment (« Des vins made in USA vendus au détail »), le type de packaging des vins privilégié aux Etats-Unis, comme c’est d’ailleurs le cas dans la majorité des pays producteurs, reste la bouteille de 75 cl. Toutefois, nous avons pu observer que le Bag-in-Box (BIB) 3L y a connu, sur cette dernière année, la plus forte progression avec une croissance de plus de 17%.
Il est à noter que le BIB fait également une percée si l'on considère les marques de vins les plus vendues en 2010 sur le marché américain. Cette année, caractérisée par la valse des marques, voit ainsi dans son palmarès deux marques de cette catégorie : Black Box (Groupe Constellation) et Franzia (The Wine Group), respectivement en quinzième et vingt-sixième position.
Ceci est encore plus marquant si l’on se penche sur les nouvelles marques introduites en 2010, où 3 sur 10 sont des BIB : Big House, Monthaven, Silver Birch et toutes trois détenues par The Wine Group.


Alors, notre chère bouteille aurait-elle du souci à se faire ?

En effet, pour les amateurs que nous sommes, la bouteille est le contenant que nous plébiscitons envers et contre tout. Il faut néanmoins savoir évoluer avec notre temps et admettre l’ascension de packaging alternatifs.

Longtemps considéré comme du « vrac » revisité, la qualité des vins en BIB s’est, sur ces dernières années, fortement améliorée. Il faut d’ailleurs lui reconnaître de nombreux avantages qui répondent aujourd’hui à un nouveau mode de consommation : une durée de conservation des vins plus longue, une contenance importante permettant une consommation fractionnée, un prix avantageux à l’achat, une facilité de transport, de stockage et de rangement, l’absence de casse, un conditionnement recyclable et respectueux de l’environnement mais aussi un packaging permettant toutes les fantaisies.

On le connaissait plutôt sous forme cubique, on le retrouve aujourd’hui dans tous ses états.

Depuis avril 2010, Underdog Wine Merchant, a lancé Octavin Home Wine Bar ($22 à $24 les 3 litres). Cette collection de vins de marque (Big House, Boho Vineyards, Monthaven, Seven, Silver Birch), présentée sous forme octogonale, se veut plus chic et sexy où  le même soin est apporté qu’à ceux conditionnés en bouteille.

Passé le carton, pourquoi ne pas présenter ces « box » en conditionnement bois, comme le fait l'importateur-distributeur Wineberry ($33 à $49 les 3 litres) ou encore mieux avec l'imitation de la barrique choisie par la marque californienne Red Truck depuis 2009 (prix de vente conseillé à $29.99 les 3 litres).



Boisset Family Estates, bourguignon d'origine, californien d’adoption, ne s’est également pas fait distancer sur ces nouvelles technologies puisqu’il y a répondu en introduisant « Barrel-to-Barrel » pour ses domaines de Sonoma DeLoach Vineyards Pinot Noir et de Napa Raymond Vineyards Cabernet Sauvignon. Cette barrique dans laquelle se trouve la poche de vin est disponible en format 10 litres, destinée à la restauration pour le service au verre ou 3 litres pour la consommation à domicile. Esthétique, décoratif et authentique seraient les qualificatifs de ce nouveau concept.

Après la bouteille, les box ou barriques, il semblerait que la tendance soit au « Bag ». Indulge Wines, basé dans le Comté de Santa Barbara en Californie, vient de lancer un Pinot Noir et Sauvignon Blanc du millésime 2009 en poche de 1,5 litres au prix de $20. Encore plus léger, plus respectueux de l’environnement, plus facile à transporter pour vous accompagner partout cet été.



La conjoncture actuelle fait que les consommateurs se tournent davantage vers ces types de formats, tant pour leurs visuels charmeurs que pour leurs vins à l'excellent rapport qualité-prix. Aux Etats-Unis, en Californie en particulier, cette acceptation, comme nous venons de le voir, n’est pas passée inaperçue. Le packaging du vin fait sa révolution, quelle en sera la prochaine ?
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