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vendredi 24 février 2012

Jusqu'où ira-t-on pour attirer les femmes au vin ?


Parmi les catégories de consommateurs actuellement privilégiées sur le marché du vin aux Etats-Unis, on retrouve les jeunes, appartenant à la génération dite « Millennial » mais aussi les femmes qui revendiquent également leur place dans cet univers.

http://bewinery.com/
C’est ainsi que le groupe Treasury Wine Estates, en quatrième position des principales entreprises présentes sur le marché américain selon le WBM 2011, a choisi de réunir ces deux cibles en annonçant le lancement d’une gamme de vins visant les jeunes femmes et créée par elles.
Sous le nom de marque "Be", quatre vins de cépages seront en rayon dès le mois d’avril prochain au prix de vente unitaire situé entre $9.99 et $12.99. 
Le concept : chaque vin se décline sur une émotion, ("Be Fresh" pour le Chardonnay, "Be Flirty" pour le Pink Moscato, "Be Bright" pour le Pinot Grigio, "Be Radiant" pour le Riesling). Ainsi, chaque cépage est associé à un sentiment qui les aidera à faire leur choix.

Nous avions également vu que certains acteurs de la filière avaient fait le choix de se diversifier sur le marché des vins à teneur réduite en alcool.

http://www.foodanddrinkdigital.com/
Aujourd’hui, toujours sur cette même tendance, Skinnygirl, marque à succès de cocktails prêts à boire, faibles en calories, se lance sur le marché du vin. Avec une production initiale de 2 400 000 bouteilles, trois vins d’assemblage de Californie sont annoncés pour être introduits sur le marché américain dans le courant du mois de mars prochain, au prix unitaire de $15. Cette marque, appartenant à Beam Inc, intervenant majeur sur le marché américain des spiritueux et quatrième au niveau mondial, souhaite ainsi atteindre des femmes, qui aiment le vin tout en faisant également attention à leur santé et à leur ligne.

Promouvoir le vin auprès des femmes en les invitant à s’y identifier semble être, de mon point de vue, une option plutôt sympathique, ludique et originale, qu’elles apprécieront certainement sur ce marché où sortir des sentiers battus et se différencier est souvent recherché.

A l’inverse, promouvoir le vin en mettant en avant sa faible teneur en calories, n’est-ce pas aller trop loin ?

Dans ces deux cas, espérons que ces consommatrices continueront à choisir les vins qu’elles aiment, en fonction de leurs goûts et non de leurs balances !

mardi 14 février 2012

Le vin pour Valentin !

Pour changer un peu de l'an passé et célébrer avec vous la fête des amoureux mais aussi de l’amitié qu’est la St Valentin outre-Atlantique, j’ai choisi cette année de vous faire partager une sélection de marques de vins qui voguent sur ce thème.

promisQous - Trade

Vous êtes plutôt promisQous ou Monogamy ? Ces deux marques de vins, développées par Canopy Management basée à Napa, ne vous laisseront certainement pas indifférents !

Vous êtes plutôt Ménage à Trois ou Folie à Deux ? Que l’on ne s’y trompe pas, ces deux marques développées par le groupe Trinchero Family Estates, sont un assemblage de trois cépages, notamment, pour la première quand la seconde nous renvoie à l’essence même du vin qui est fait pour être partagé !
Flirt Winery - Pick Us Up




Vous êtes plutôt du genre à flirter ? Pourquoi ne pas justement opter pour Flirt, marque lancée en 2010, qui de façon un peu provocante vous encourage à laisser de côté vos valeurs sûres afin de découvrir ce vin réunissant Syrah, Tempranillo et Zinfandel dans une catégorie aujourd’hui montante aux Etats-Unis, que sont les vins rouges d’assemblage.




Enfin et parce que nous en avons parlé il y a peu, TastingRoom.com, s’est aussi mis à la page en proposant le coffret "Wines for Lovers" d’Il Cuore Wine Cellars basé dans le Comté de Mendocino.

TastingRoom.com

Sans aucun doute cette St Valentin 2012 saura ravir le palais de nombreux amateurs ! Excellente fête à tous !

lundi 31 octobre 2011

Le vin se déguise pour Halloween !

Aujourd’hui, 31 octobre, est la fête d’Halloween. Célébrée chaque année à la veille de la Toussaint, dont elle tire son nom, elle est originaire des îles britanniques et est observée dans de nombreux pays dont l’Irlande, l’Ecosse, le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne et bien sûr aux Etats-Unis.
Cette fête rime avec déguisements, décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières, pour n’en citer que quelques uns.

Ces thèmes sont également largement exploités par l’industrie du vin et en Californie, notamment, dont voici un petit échantillon.

River of Skulls by Twisted Oak Winery ; Phantom by Bogle Vineyards ; Poizin  by Armida Winery ; Zombie Zin by Chateau Diana Winery ; Dearly Beloved Forever by HDD LLC ; The Big Red Monster by Big Red Productions ; Trublood, Chateau du Vampire, Dracula, Vampire by Vampire Vineyards 


Comme il est possible de l’appréhender au quotidien, tout est ici bon pour faire venir les consommateurs au vin. Ces habillages chocs ne passeront certainement pas inaperçus en ce jour ! 

jeudi 22 septembre 2011

Des personnalités : force de l'industrie du vin outre-Atlantique

Au-delà des grandes périodes qui ont marquées son histoire, l’industrie du vin aux Etats-Unis et en Californie, en particulier, est aussi et surtout fortement liée à de nombreuses personnalités, qui très tôt ont reconnu son potentiel à devenir un acteur incontournable sur la scène internationale.

La démocratisation du vin par E & J Gallo Winery


Dès la fin de la période de prohibition (1920-1933), les frères Ernest et Julio Gallo s’établissent à Modesto, dans la vallée centrale de Californie, avec comme rêve : « une bouteille de Gallo sur chaque table ». Cette entreprise, au départ relativement modeste et dont la production de vins était, à l’époque, loin d’avoir une réputation de qualité, est devenue aujourd’hui un véritable empire. Numéro un mondial, sa philosophie est d'avoir : « un portefeuille de vins dans chaque catégorie de prix, de cépages, de styles, pour toucher la clientèle la plus large ». 
C’est aussi une des rares sociétés privées à investir autant dans la recherche, en s’intéressant particulièrement à l’analyse sensorielle et donc aux consommateurs, afin de développer des vins correspondant à leurs goûts et déceler les nouvelles tendances. 
A cette force s’ajoute la volonté de rester indépendant. Le géant est ainsi encore contrôlé à 100% par la famille dont la troisième génération, représentée par Gina Gallo, incarne le renouveau en matière de qualité des vins mais aussi la continuité du savoir-faire familial. 

Gallo résonne encore pour beaucoup avec vins bas de gamme alors que nombreux sont ceux qui apprécient des vins des marques du groupe sans même imaginer qu’ils en sont à l’origine…


Le concept des vins de cépages par Frank Shoonmaker

Critique et négociant américain, Frank Shoonmaker, joua un rôle aussi déterminant en introduisant et en encourageant, dans les années 1950, le concept de vins de cépages en Californie, alternative à la dénomination par l’origine géographique, préférée sur le continent européen. Les vins sont ainsi identifiés par le nom du ou des cépages dont ils sont issus et offrent aux consommateurs transparence mais aussi et surtout facilite leur choix. Ce concept, révolutionnaire à l’époque, a été repris dans d’autres pays du « Nouveau Monde » et fait aussi des envieux au sein même des pays traditionnellement producteurs. Ainsi, en 2009, la France a introduit la dénomination « Vin de France » afin de simplifier son offre en donnant la priorité aux marques, à la mention du ou des cépages tout en revendiquant l’origine France.


Le tourisme viticole et l’éducation du grand public au vin par Robert Mondavi

Au cours de l’année 1966, c’est un autre grand nom qui sort de l’ombre : Robert Mondavi. En désaccord avec sa vision, ses ambitions et ses méthodes avant-gardistes, son frère, Peter, l’exclut de l’entreprise familiale Charles Krug. C’est à ce moment qu’il décide de se lancer seul et de s’installer à Oakville, au cœur du vignoble de Napa, où il fit construire son domaine, à l’architecture inspirée des missions espagnoles, avec des chais à la pointe de la technologie. 

Il marqua ainsi l’histoire de la Californie en étant le premier à proposer des visites-dégustations ouvertes au public, des concerts et expositions d’artistes au domaine. Il introduit ainsi le concept d’oenotourisme, grande force du vignoble de Napa, aujourd’hui seconde destination touristique de Californie, après Disneyland !

En quête d’excellence, il effectua de nombreuses recherches aussi bien en viticulture qu’en œnologie et étudia, notamment, les effets liés à l’origine et à la chauffe des fûts sur le vieillissement des vins. 
Inventif, il fut à l’origine de l’introduction d’un nouveau vin sur le marché américain, le Fumé Blanc, résultat de l’élevage en fût d’un vin de Sauvignon Blanc, dans le but d’en adoucir les arômes qui peuvent être parfois agressifs. Celui-ci devint rapidement très populaire à tel point que cette dénomination est aujourd’hui un synonyme légalement approuvé pour cette variété.

Il développa également le mécénat avec la création du Robert Mondavi Institute for Wine and Food Science au sein de l’Université de Californie de Davis. Celui-ci consiste en un complexe universitaire de pointe comprenant trois bâtiments dont une winery certifiée  Platine LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Il s’agit de la première installation de ce type dans le monde.


Ce complexe a permis, notamment, de rassembler les départements de Science et Technologie Alimentaire et de Viticulture et Œnologie.

Il réalisa aussi de nombreux partenariats, dont celui avec le Baron Philippe de Rothschild, qui aboutit à la création de la joint venture Opus One en 1979, trois ans après  le Jugement de Paris qui révéla au monde que la Californie était aussi capable de produire de grands vins, au même titre que les pays traditionnellement producteurs. Cette grande dégustation a ainsi encouragé l’arrivée de nombreux européens, venus d’Allemagne, d’Italie ou  encore de France, qui ont vu dans cet Etat une terre de prédilection.

La Californie a certainement perdu un de ses grands Monsieur, décédé en 2008 à l’âge de 94 ans, mais qui malgré son rachat en 2005 par le groupe Constellation, n’oubliera jamais le nom. Il est inscrit depuis 2007 au Vintners Hall of Fame du Culinary Institute of America à St Helena ainsi qu’au California Hall of Fame du Musée de Californie de Sacramento.


Des créateurs de phénomènes

La force du marché américain réside également dans sa faculté à créer des phénomènes.

Parmi ceux qui ont marqué son histoire nous pouvons citer les frères John et Mario Trinchero qui en 1948 arrivent en vallée de Napa et rachètent le domaine Sutter Home. Plus de vingt-ans plus tard, suite à un arrêt accidentel de fermentation, ils deviennent les premiers à populariser les vins rosés sucrés produits à partir du cépage Zinfandel.

C’est la même histoire que connu Jess Jackson avec le cépage Chardonnay dans les années 1980 dont le sucré, les arômes toastés, vanillés et le crémeux, ont conquis le palais de nombreux consommateurs et fait des envieux auprès de producteurs qui se mirent à l’imiter.

Blackjack Ranch - Mai 2011


Plus récemment, le film Sideways, produit par Alexander Payne, sorti en 2004, fit chuter les ventes des vins de Merlot au bénéfice du Pinot Noir, cépage adulé par le premier rôle de ce long métrage très populaire, tourné dans le Comté de Santa Barbara, en Central Coast.



Aujourd’hui, les vins de Californie ont évolué vers des versions sec pour le rosé, tout comme pour le Chardonnay et d'autres vins de cépages qui délaissent le boisé à outrance
D’autres tendances sont nées depuis et presque paradoxalement vers d’autres cépages dont on apprécie la douceur comme le Moscato qui connaît  un tel succès que l’offre rencontre des difficultés à assouvir cette insatiable demande.

Le vin semble ici comparable à un phénomène de mode où on peut se demander quelle sera la prochaine variété en vogue.


Un guide : Robert Parker                                            

A un autre niveau, mais c’est également d’un phénomène dont il est question, le critique Robert Parker, que nous avons déjà abordé à plusieurs reprises, a su en quelques années s’imposer comme LE juge et LE guide pour des consommateurs en mal de repères. Le vin : une affaire de goûts ou de critiques, c’est bien là une question essentielle à l’heure où certains domaines ne souhaitent plus courir après les bonnes notes et laisser toute la liberté aux consommateurs d’avoir le dernier mot.


La nouvelle génération : Gary Vaynerchuk

Ce nom, très populaire outre-Atlantique, a révolutionné en quelques années seulement le monde du vin en le rendant accessible au travers des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. Il se positionne en deuxième position des critiques de vin les plus influents aux Etats-Unis, créateur de winelibrary.com et Wine Library TV, ses chroniques ont fait le tour du monde.



Introduite par des personnalités charismatiques et visionnaires, la culture du vin aux Etats-Unis n’en est qu’à ses prémices. Après avoir observé et convoité les traditions des pays historiquement producteurs, on se met à faire de même et à envier leurs innovations et leur réactivité. Ils ont en effet prouvé qu’ils savent produire et vendre leurs vins, à base de cépages internationaux qu’ils ont su s’approprier. Ils commencent également à prendre conscience que la notion de terroir peut aussi s’appliquer au sein de leurs propres régions de production. Plutôt que de parler de rivalité « Nouveau »/« Vieux » monde, peut être serait-il plus constructif de parler de complémentarité ? 

Aujourd’hui, la jeune génération se met en place. Tout aussi entreprenante et passionnée, elle promet de continuer à révéler des talents !

mercredi 29 juin 2011

Après les jeunes, les femmes et le vin : une association de choix

La jeune génération, âgée de 21 à 34 ans, est une des cibles privilégiées par les opérateurs sur le marché américain. Ils savent comment la toucher par l’utilisation des nouvelles technologies qui sont à sa portée (message associé : "Internet, le vin et les réseaux sociaux", "Le vin devient mobile"), par le développement de vins accessibles aussi bien en goût qu’en packaging (messages associés : le marketing du vin) mais aussi en lui donnant la parole afin de coller au plus près à ses attentes (message associé : "La génération Millennial : une cible que l'on sait exploiter ).
Ces jeunes sont en effet les consommateurs de demain dont il faut prendre soin en démocratisant l’univers traditionnel du vin.

Tout comme il n’est pas réservé aux seuls connaisseurs et experts au palais entrainé et mature, le vin n’est pas non plus la seule propriété de la gente masculine.
Il faut en effet avoir conscience qu’aujourd’hui les femmes prennent aussi du terrain, et d'autant plus aux Etats-Unis, où la consommation d'alcool est majoritairement masculine (bières, spiritueux,...). Il est donc plus facile de les séduire en leur faisant découvrir et apprécier le goût du vin.


Ainsi, au travers de la dernière enquête qui a été menée de mars à avril dernier par Vinexpo, salon international des vins et spiritueux qui s’est tenu du 19 au 23 juin dernier à Bordeaux, près de 10 500 femmes issues de 5 pays (France, Royaume-Uni, Chine, Allemagne et Etats-Unis) ont été interrogées sur leurs habitudes, attitudes et attentes en termes de vin et les chiffres parlent d’eux-mêmes*.


On savait qu’elles étaient les principales acheteuses de vins consommés à domicile, elles en sont également des consommatrices régulières (43,8% consomment du vin au moins une fois par semaine). Elles sont 58% à estimer connaître le vin aussi bien que les hommes. Les américaines sont encore plus décomplexées puisqu’elles sont 67%. Le cépage reste leur premier critère de choix d'un vin (68,4%). Enfin, on apprend avec surprise que 71,5% des américaines interrogées présentent le fait de consommer du vin comme un art de vivre, contre 28,6% des françaises. Ces dernières considèrent plutôt le vin comme un produit traditionnel (à 56,5%).
Les femmes sont ainsi devenues une cible incontournable. Nous les voyons productrices, œnologues, sommelières, mais aussi consommatrices et acheteuses.

Aux Etats-Unis ces femmes, amatrices de vin, prennent la parole et elles le font au travers d’Internet et des réseaux sociaux, dont voici quelques exemples : 


- Women & Wine – Basée à Los Angeles et créée en 2005 par Julie Brosterman, cette structure s’adresse aux femmes aimant le vin, la gastronomie, les voyages, afin de les faire parler, échanger et se rencontrer lors d’événements, promotions en leur offrant un contenu riche et dynamique au travers d'Internet et des réseaux sociaux.



- Moms who Need Wine – Ce groupe créé en 2009 rassemble des mamans qui apprécient un moment de détente en compagnie d’un verre de vin, comme leurs enfants apprécient leur goûter favori à la sortie de l’école ! Il compte aujourd’hui plus de 412 000 mères sur le réseau social Facebook, ce qui est loin d’être négligeable. 





- OMG I so need a glass of wine, or I’m gonna sell my kids – Basée à Sacramento et créée par Christine Trice, a fait ses débuts sur le réseau social Facebook. Cette communauté virtuelle rassemble aujourd’hui plus de 112 000 fans et est devenue une marque forte dédiée aux mamans afin de les encourager à prendre du temps pour elles, se relaxer et pourquoi pas autour d’un bon verre de vin !



Comme nous pouvons le constater, les femmes sont devenues une cible de choix dont les domaines viticoles savent tirer profit en créant des vins et marques qui leurs sont exclusivement dédiés  et dont voici quelques exemples :

- Mommy Juice et Mommy’s Time Out : pour des mamans débordées :



              
- Mad Housewife : pour des femmes au foyer "désespérées" :



- The Wine sisterwood : des vins développés sur le thème de la famille mais aussi sur un des passe-temps favori des femmes : la mode :

http://www.middlesisterwines.com/
http://www.hautewines.com/












Tout comme pour la jeune génération et afin de suivre de près les goûts de cette cible influente, le magazine californien Vineyard & Winery Management organise chaque année une compétition qui leur est exclusivement réservée : International Women's Wine Competition.
Pour sa cinquième année, cette compétition donne la parole à des femmes qui sont les juges de nombreux échantillons afin de déterminer les meilleurs dans les catégories de vins blancs, rouges, rosés/blush, desserts, vendanges tardives (incluant les vins de glace) et effervescents. 




Nous avons pu voir que l’intérêt des femmes pour le vin est grandissant. Des groupes d’échanges se sont crées, des vins et marques leurs sont dédiés, des dégustations leurs sont réservées. Pourquoi ne sont-elles encore pas les premières à déguster un vin servi au restaurant ?
On associe souvent les hommes à des buveurs de bières et au barbecue...Pourquoi n’associerions-nous pas les femmes à la cuisine raffinée et aux bons vins ?

*Source : Viti-net

vendredi 22 avril 2011

Happy Easter !!!

Ce week-end est celui de Pâques. Et qui dit Pâques, dit, bien sûr, œufs en chocolat.

A la différence de la France, où se sont les cloches venant de Rome qui apportent ces douceurs, ils sont dans les pays anglo-saxons, et aux Etats-Unis notamment, apportés par le lapin de Pâques. Ce petit animal est aussi fréquemment rencontré dans les vignobles.
C’est donc tout naturellement que je me suis mise à la recherche de vins de Californie l'ayant choisi comme symbole sur leurs habillages.

Voici donc les résultats de mes recherches :
  • Rabbit Ridge (2 blancs et 15 rouges), Le Lapin (2 blancs et 6 rouges) et Winemaker's Grand Reserve (1 blanc et 3 rouges) de Rabbit Ridge winery, Domaine de Central Coast :


  • California Rabbit (rouge et blanc de Californie en bouteilles allégées, complétés par les Chardonnay, Merlot et Pinot Noir en format Tetra Pak 500 ml), du groupe Boisset :




Un petit clin d'oeil pour vous souhaiter

de très joyeuses fêtes de Pâques !!!

mardi 22 mars 2011

La valse des marques : zoom sur les lauréats 2010

Pour revenir au classement 2010 des 30 premières marques de vins vendues aux Etats-Unis, récemment révélé par SymphonyIRI, il est intéressant de comparer les trois premières.  Quelles sont les facteurs clés de succès des leaders, en supermarchés et drugstores, que sont Cupcake Vineyard, Ménage à Trois et Barefoot ?

1. Une identité visuelle forte :


Cupcake Vineyard a été lancée en 2008 par The Wine Group, numéro 2 sur le marché américain en 2010, via Underdog Wine merchant, développeur de marques et de vins tendances.
Cette marque reprend le cupcake, petite pâtisserie très populaire aux Etats-Unis, connue de tous, qui fait partie intégrante de la culture de chacun. Ce petit gâteau souvent très coloré se déguste avec les yeux avant de pouvoir révéler ses secrets aromatiques en quelques bouchées. Comme le cupcake, la mission de ces vins est de les faire entrer dans les foyers américains. Une marque qui intrigue, éveille les sens et le goût...déjà proche des 12 millions de bouteilles vendues en à peine deux ans d’existence !


Ménage à trois est la marque ombrelle de quatre vins assemblant TROIS cépages et TROIS différentes régions, pour le Chardonnay, d’où ce nom. Deux personnes mènent la danse sur chaque étiquette de ce vin du domaine Folie à deux, fondé en 1981, appartenant depuis 2004 au groupe Trinchero Family Estates, au cinquième rang des entreprises de vins aux Etats-Unis en 2010. Un packaging plus classique certes mais avec un nom de marque qui apporte une touche française, très appréciée des américains, pour ces vins d’assemblage équilibrés qui demandent à être partagés.


Barefoot rassemble une large gamme de vins, aux couleurs flashy, plutôt fun signés d’un pied identifiable et mémorisable. Cette marque appelle à la détente, à la simplicité et à la liberté. Pas besoin de grands artifices pour apprécier ces vins de plaisir appartenant, depuis 2005, au leader 2010 sur le marché américain, E & J Gallo Winery.



2. Des vins de cépages

Ces trois marques offrent une gamme plus ou moins large de vins, 4 pour Ménage à trois, 13 pour Cupcake Vineyard et 17 pour Barefoot. Des vins tranquilles aux pétillants, chacun peut trouver le cépage qui lui correspond. Une entrée en matière simple qui ne nécessite pas d’expertise particulière pour être appréciée.

3. Un positionnement prix agressif

Ces trois marques se positionnent sur des segments de prix relativement agressifs. Elles se placent sur le segment Fighting Varietal pour Barefoot et Popular Premium pour Cupcake Vineyard et Ménage à trois et n'excédent pas les $11.

4. Une présence active sur les réseaux sociaux

Trois marques qui ont compris l’influence grandissante d’Internet dans le monde du vin et la nécessité d’être actif sur les réseaux sociaux comme Facebook ou encore Twitter. Au 18 mars 2011, Barefoot comptait déjà près de 60 000 fans Facebook contre plus de 12 000 pour Ménage à trois et plus de 10 000 pour Cupcake Vineyard, en seulement deux ans. Twitter décolle un peu plus doucement mais il est intéressant de voir que Barefoot comptabilisait 3054 tweets contre une petite moyenne de 65 pour les deux premières, à cette même date.



Ainsi, Barefoot, bien qu'en troisième position des ventes de vins aux Etats-Unis en 2010, est une marque très active.
Elle va même encore plus loin en se faisant le partenaire de nombreux événements et en soutenant de nobles causes au travers de la Barefoot Republic. Elle a ainsi créée une communauté de fans, ambassadeurs officiels de la marque (les Barefooters) présents sur l'ensemble du territoire américain ou non, qui sont invités à partager anecdotes, recettes de cuisine, souvenirs autour des vins Barefoot, mais aussi à agir pour le bien de tous. Ainsi depuis 2007, Barefoot est à l'initiative de projets de sauvegarde des plages bordant le pays : The Beach Rescue Project qui rassemble chaque année des milliers de volontaires qui sont aussi des "Barefoot Lovers". 
Des outils riches d'information, encore bien trop souvent sous exploités, permettant de développer une fidélisation à la marque où chacun peut participer et se sentir impliquer dans sa pérennité.

5. Des cibles communes

Ces trois marques ciblent des consommateurs jeunes qui ne sont pas de grands connaisseurs de vins mais à l’affût de nouvelles tendances. Le vin est le reflet de ce qu’ils veulent montrer à la société. Une entrée simple par le cépage pour aussi leur donner envie d’ouvrir d’autres portes de ce monde du vin où il y a tant à découvrir.

Pour conclure, ce sont pour moi trois marques bien distinctes et audacieuses. Ce sont des vins de cépage, accessibles et abordables par des cibles jeunes qu’elles fidélisent en exploitant au maximum les nouveaux moyens de communication. Leur grande force est de toucher la sensibilité, presque l’intime en utilisant des codes déconnectés du vin lui-même. Elles laissent aller notre imagination, quelle en sera votre interprétation ?

mardi 15 mars 2011

2010 : La valse des marques

Comme nous avons pu le voir précédemment, une des caractéristiques des vins présents sur le marché américain est qu’ils sont des vins de marque.

A l’heure où SymphonyIRI, un des leaders mondiaux des études de marché, spécialiste du point de vente, vient de rendre publique son classement des 30 premières marques de vins pour l’année 2010 (marques dont le niveau de vente a été supérieur à 1 200 000 bouteilles, sur une période de 52 semaines, dans les principaux points de vente de détail des Etats-Unis), on peut aisément parler de valse des marques. En effet, si l’on compare ces résultats à ceux de 2009, peu de marques ont résisté. Ce nouveau classement voit ainsi l’introduction de plus de 20 nouvelles marques.


Les vins de Californie restent toujours majoritaires avec 25 marques originaires de l’Etat et une provenant de l’Etat de Washington qui reste Château Ste Michelle. Toutefois il est à noter que les vins d’importations commencent à être bien représentés. Au nombre de quatre alors qu’il n’y en avait qu’un en 2009, ils proviennent d’Italie, d’Allemagne ou encore d’Argentine (Alamos, vin d’importation du Groupe californien E & J Gallo).

Les groupes les plus actifs dans ce classement restent également californiens avec E & J Gallo et Constellation ayant respectivement 7 marques dans ce palmarès contre seulement 4 pour The Wine Group (7 en 2009).
Il semble également qu’il y ait une revalorisation du marché avec 9 marques présentent sur le segment de prix de $8-10.99 et 16 marques se positionnant au dessus de $8 quand il n’y en avait que 11 en 2009.
Menage à Trois et Barefoot restent dans le peloton de tête mais derrière Cupcake Vineyard qui fait sa première entrée dans ce classement et se place en première position sur le segment de prix inférieur à $11.

Si l’on regarde à présent du côté des nouvelles marques, on observe que sept d’entre elles sont importées. Elles proviennent d’Italie, de Nouvelle-Zélande, d’Allemagne ou encore d’Argentine, qui en comptabilise le plus grand nombre.


Huit marques se positionnent sur le segment de prix inférieur à $8 alors qu’il n’y en avait que 7 en 2009.

Au travers de ces données, malgré la domination incontestable des vins californiens et des principaux groupes qui les représentent, nous pouvons voir que les vins importés prennent de plus en plus d’importance et ce sur un segment de prix agressif. 
On peut ainsi se demander s'ils garderont l’avantage tout au long de cette année 2011 et quelles marques sauront résister à cette concurrence féroce ?
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